Adapter la personne au yoga... Ou le yoga à la personne?

par Chrystelle St-Pierre, en collaboration avec Amanda Carter


Dernièrement, j’ai offert un atelier portant sur les postures de base du yoga actif dans un centre d’escalade en compagnie d’une de mes collègues et amies Amanda Carter. Lors de notre atelier, plusieurs grimpeurs faisaient face à des difficultés spécifiques au sport qu’ils pratiquent. Par exemple, avoir les épaules un peu plus courbées vers l’avant ou avoir une plus grande capacité en ouverture de hanche qu’en flexion avant. Pendant l’atelier, divers ajustements ont été effectués afin de respecter cette réalité et d’éviter de créer de l’irritation aux épaules ou des douleurs dans le bas du dos, par exemple. Enseignant également toutes deux à divers athlètes et dans un studio offrant des cours adaptés pour plusieurs clientèles (Yoga Dandelion), une longue discussion a suivi notre atelier : Comment réellement adapter le yoga pour respecter chacune des personnes présentes dans nos cours?

Il s’agit d’un réel défi pour les professeurs de yoga qui graduent actuellement puisque plusieurs cours s’offrent en formule « drop in ». Dans une même classe, il est possible de retrouver des débutants, des avancés et des personnes ayant diverses limitations. Comment les professeurs peuvent davantage assurer la sécurité et le bien-être des personnes se trouvant dans leurs cours avec cette nouvelle réalité? C’est face à cette discussion que je vous offre aujourd’hui un article co-écrit avec Amanda afin de souligner quatre points clés que votre professeur devrait pouvoir vous offrir et que vous devriez placer au centre de votre pratique personnelle.

1) La biomécanique globale, mais également individuelle

Bien sûr, il existe des principes de base en ce qui a trait au corps humain et à son fonctionnement. Le mouvement de certaines articulations, l’engagement de certains muscles dans une posture spécifique, etc. Cependant, nous naissons également tous avec nos spécificités physiques et biomécaniques. À titre d’exemple, même si l’on voit une panoplie de photos sur Instagram de « chien tête baissée » (Adho Mukha Svanasana) dans lequel les filles souples déposent les talons au sol, il se pourrait qu’une personne ne puisse jamais arriver à le faire. Pourquoi? Peut-être que l’articulation n’arrive tout simplement pas à effectuer cette amplitude de mouvement. Peut-être également que les sports pratiqués par la personne (ou une limitation x concernant la hanche, les genoux ou les chevilles) l’amènent à toujours maintenir les genoux pliés et les talons soulevés du sol afin d’être confortable dans la posture. Et c’est PARFAIT! Lire la suite...


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