Reprendre la course à pied sans se blesser

par Nicolas Spiess, fondateur de Running Addict


Le printemps, ça donne des ailes! Fini le froid, fini les trottoirs glissants, fini le tapis de course ou la piste intérieure pour ceux qui ont continué de faire des intervalles tout l’hiver (bravo les courageux!). Au printemps, le moral des coureurs est évidemment au plus haut. Et c’est aussi là que la volonté des non-coureurs de s’y mettre est la plus grande! C’est sûr que c’est motivant… On ressort les shorts et les chandails à manches courtes… On voit des gens courir, qui semblent s’y plaire et on se dit : « pourquoi pas moi!? »

C’est génial de voir le nombre de coureurs dans les parcs qui double chaque fin de semaine. Personnellement, je suis heureux à chaque fois que je croise des coureurs car ils ont le sourire, ils prennent du plaisir à courir et c’est beau à voir! Mais en même temps, je ne peux pas m’empêcher de me dire : « J’espère qu’ils prennent les précautions nécessaires... », car on peut vite passer du sourire aux larmes avec la course à pied si on suit ses envies sans se poser de questions!

Ceux qui ont maintenu un petit volume de course à pied tout l’hiver sont un peu moins concernés (quoi que…!). Mais ceux qui reprennent la course après une hibernation sont les plus à risques. Et c’est encore pire pour ceux qui veulent débuter la course à pied. Attention je ne veux vraiment pas vous décourager de le faire, bien au contraire! Ce que je veux, c’est vous montrer que pour éviter les ennuis il faut accepter de se freiner un peu dans cette période où l’on a envie d’en profiter un maximum.

Où est le problème, me direz-vous? Le problème est dans la nature même de la course à pied. C’est un sport extrêmement traumatisant pour le corps s’il n’y est pas habitué. Et même s’il y a été habitué, les quelques mois de pause hivernale suffisent à perdre une partie de nos facultés de coureur. Chaque impact au sol produit une onde de choc qui va devoir être absorbée. Plus le corps est habitué à courir et mieux il va être capable d’absorber cette onde de choc afin de courir pendant des heures sans difficulté.

À l’inverse, lorsqu’on débute ou que l’on reprend, le corps n’est pas prêt à encaisser beaucoup d’impacts. Il lui faut du temps pour se renforcer. Et chaque course va participer à ce renforcement... si on n’en fait pas trop! Car si on en fait trop et qu’on va au-delà de ce que le corps est capable d’encaisser à un moment donné... les risques de blessure sont multipliés! Lire la suite...


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